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 de Masinissa a l invasion arabe

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elmartillo



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Date d'inscription : 07/08/2007

MessageSujet: de Masinissa a l invasion arabe   Sam 25 Aoû - 14:02

Masinissa, La succession au trône de Gaia se fit dans la guerre civile, au cours de laquelle l'héritier du trône, l'oncle de Massinissa fut assassiné par l'aventurier Macetulo, qui souleva le peuple et plaça sur le trône le jeune Lacumaces, tout en conservant le pouvoir.
Massinissa dut alors rentrer et affronter d'abord Lacumaces, puis les troupes de Macetulo renforcées par Syphax.
Il vainquit Macetulo et récupéra le royaume de son père, alors que la lutte avec Syphax ne faisait que commencer. Celui-ci, poussé par Hasdrubal, attaqua et poursuivit Massinissa avec acharnement, l'obligeant à se replier dans les zones montagneuses sans pour autant arrêter les combats.
L'imminence de la guerre en Afrique se précisant, les deux monarques furent contraints de prendre position.
Hasdrubal obligea Syphax, en le mariant à sa fille Siphonisba, à se ranger à ses côtés.
Massinissa, pour sa part, afin de pouvoir récupérer le royaume de son père réduit par Syphax, se retrouva aux côtés de Scipion. Grâce à l'appui des Romains, en 203 avant J.C., il vainquit et fit prisonnier Syphax dont il épousa la femme : Sophonisba. Scipion, craignant que Sophonisba ne poussât son mari vers le parti carthaginois, exigea qu'elle lui fût livrée. Mais Massinissa avait promis à Sophonisba de ne pas la remettre aux Romains et de lui procurer du poison si cette éventualité se confirmait . . . Et il en fut ainsi.
C'est à la fin de la deuxième guerre punique que Massinissa fut rétabli dans le royaume de ses pères.
Le titre de roi de la Numidie dont il fut solennellement investi par le Sénat, le mit en mesure de récupérer des territoires depuis longtemps carthaginois, et de s'approprier des villes; des Emporia. L'opulente Leptis Magna fut du nombre des possessions carthaginoises récupérées par le roi numide. Soixante dix localités de la Zeugitanie faisant partie du territoire de Hippo-Regius et s'étendant jusqu'à la Tasca,, furent récupérées, ainsi que la région qui s'étend sur la rive droite du Madjerda.
Lors de son couronnement, Massinissa avait 36 ans. Né en 238 avant J.C., il régna pendant 54 ans jusqu'à sa mort en 148 avant J.C.
Pendant son long règne, il entreprit la construction d'un état unifié et monarchique. D'abord il s'attacha à sédentariser les populations et transforma les pasteurs nomades en agriculteurs.
Il favorisa l'urbanisation de la Numidie, poussant les cultivateurs à former de gros bourgs, auxquels il donna une organisation semblable à celle des villes puniques.
Massinisssa qui regardait avec intérêt l'Orient Grec, avait accepté la forme de civilisation que six siècles, placés sous l'influence de Carthage, elle-m^me hellénisée au cours des deux derniers siècles, avaient apportée aux élites Numides. Il voulait éduquer son peuple selon les méthodes hellénistiques.
Le projet politique le plus cher à Massinissa fut "L'UNIFICATION DE TOUSLES ROYAUMES NUMIDES" (L'Afrique du Nord), devenant ainsi l'Aguellid incontesté son immense royaume.
La récupération des terres ayant appartenu à ses ancêtres lui permit d'introduire de nouvelles méthodes dans des domaines aussi variés que l'agriculture, l'hydraulique et la culture en terrasses.
Massinissa fut; probablement, le pre,ier à introduire auprès des paysans le culte hellénistique de Déméter et de Coré.
Pour mieux assurer sa puissance; il voulut diviniser la monarchie et établir le culte de la divinité royale.
Après sa mort, un temple lui fut érigé à Dougga.
Au plan militaire, son pouvoir, aussi, fut considérable: il entretint une puissante armée et une flotte importante.
Sur le plan économique, la Numidie occupa, pendant son règne, une place prépondérante dans l'économie mondiale de l'époque. Sa gestion fit de son pays un Etat très prospère qui commerçait avec la Grèce et Rome. Cirta en fut la capitale.
Dans son oeuvre d'unification, il empiéta sur le domaine de Carthage, qui lui déclara la guerre. Massinissa en sortit vainqueur.
La puissance grandissante de Massinissa en Afrique inquiéta Rome, au point qu'en déclarant la guerre à Carthage en 149 avant J.C. (troisième guerre punique), elle visait aussi Massinissa.
En détruisant Carthage en 146 avant J.C. et en créant la première colonie romaine en Afrique, Rome mettait une limite à l'extension territoriale de la Numidie et au renforcement de son pouvoir économique et Politique.
Le grand Aguellid mourut à ce moment-là sans avoir pu mesurer les conséquences de la chute de Carthage et imposer la primogéniture comme règle de succession; négligence qui engendra de graves conséquences.
A sa mort, son royaume fut partagé entre ses trois fils: Micipsa père de Hiempsal I et d'Adherbal, Manastebal père de Jugurtha et de Gauda, et Gulussa père de Hiempsal II dont la descendance assurera la lignée des derniers rois numides.

Micipsa, Après la mort de Manastebal et de Gulussa, Micipsa hérita du royaume et régna pendant 30 ans (148-118 avant J.C.)
Micipsa continua l'oeuvre de son père, embellit la capitale et attira vers la Numidie des Grecs cultivés pour propager, à travers le pays, les arts et la culture.
La puissance de la Numidie unifiée inquiéta Rome, qui accentua la pénétration et obligea Micipsa à partager le royaume en indivis entre ses deux fils Hiempsal I et Adherbal et son neveu Jugurtha.

Jugurtha (roi de Numidie (113 av. J.-C.-104 av. J.-C.), petit-fils du roi Masinissa. Après la mort de son oncle Micipsa (118 av. J.-C.), qui avait succédé à Masinissa sur le trône, Jugurtha envahit les possessions du fils de Micipsa, Adherbal, et usurpa le trône. Jugurtha résista obstinément à l'intervention des Romains (111 av. J.-C.-106 av. J.-C.). le partage de la Numidie imposé par Rome marqua le début de la lutte de Jugurtha pour conserver l'unité de sa patrie. En 116 avant J.C., il s'empara de toute la Numidie et dut éliminer Hiempsal. En 112 avant J.C., Cirta; principauté de Adherbal, tomba après le siège qui finit par le massacre de ses défenseurs et des marchands romains. Rome lui déclara la guerre. "La guerre de Jugurtha" chantée par Salluste, dura sept ans.
Six armées romaines disparurent dans cette lutte mémorable. Jugurtha, aussi prompt dans la décision que dans l'action; adoré des Numides pour sa beauté; son courage et les ressources de son esprit, tint longtemps en échec les forces romaines.
Cependant, il fut harcelé par Metellus qui dévasta champs et villages; et attaqua énergiquement les principales villes numides. Metellus essaya vainement de s'emparer de Zama, l'invincible. Mais le consul mit à sac Thala, avec son dépôt d'armes et son trésor royal.
Dépossédé de ses villes, Jugurtha fut persécuté par la Gétulie et la Mauritanie, où il reçut les renforts de son beau-père Bocchus, alliance qui lui fut fatale.
Après avoir essuyé divers revers militaires, Marius tomba sur Jugurtha qui lui opposa une résistance farouche comme s'il était encore un redoutable ennemi.
Jugurtha résista mais perdit Cirta pendant le siège de l'hiver 107-106 avant J.C.. Livré en 105 par son allié, il fut conduit à Rome, enchaîné. Il contempla la ville qu'il méprisa pour sa promptitude à se vendre. Il y resta prisonnier, jusqu'à sa mort.

Juba I, succéda à Hiempsal son père, jusqu'en 46 avant J.C.. Il prit le parti de Pompée et anéantit l'armée de Soribornus Curio, qui débarqua en Afrique en 49 avant J.C.. Battu à Thapsus par César, il se donna la mort, comme le firent ses alliés, Scipion Scipion et Caton . ..
Son fils, le futur roi Juba II, enfant encore, fut emmené captif à Rome où il fut éduqué. Il épousa Cléopâtre Selené, fille de Cléopâtre et d'Antoine.
Auguste lui restitua, pour un temps, la Numidie et en 25 av. J.C. il devint roi de la Maurétanie, dont la capitale fut Iol.

Juba II, fils du révolté Juba I, vaincu par César, fut un roi très cultivé. Sans atteindre l'envergure politique de son ancêtre Massinissa, ni le courage exceptionnel de Jugurtha, Juba II s'efforça de créer un climat favorable à l'épanouissement de son peuple. Souverain lettré, ayant beaucoup voyagé, influencé par les philosophes grecs; il écrivit plusieurs ouvrages de dialectique et fir venir des artistes grecs. Ils créèrent en Cesarea un mouvement artistique très puissant qui gagna tout le royaume.
Grand admirateur de Périclès l'Olympien, qui fit de sa patrie la Démocratie modèle, Juba II voulut gouverner la Maurétanie à son image. Les méthodes démocratiques de son gouvernement lui valurent la faveur de ses sujets, et ses grandes qualités l'estime des nations étrangères. Selon Pausanias, Athènes lui érigea une statue dans son gymnase. C'était l'hommage de la Grèce à Juba Lybico, roi africain.
Juba II connaissait très bien l'histoire de son pays et même celle des autres peuples. Il est cité comme historien dans les traités d'histoire, tant grecs que latins.
Il écrivit aussi des ouvrages sur le théâtre, la peinture;; la grammaire, les sciences de la nature; malheureusement son oeuvre est perdue à jamais. Mais l'ouvrage dont la perte est la plus regrettable est sa "Description de la Libye".
Au début de son règne, il fit explorer les îles Fortunes (Iles Canaries). Pline lui attribue la découverte des îles Purpuraris (Iles de Madère) dont les habitants teignaient admirablement les étoffes en pourpre.
De ses voyages, il ramena à Cesarea une vaste bibliothèque et les copies des meilleures sculptures du "siècle de Périclès", de l'école de Myron et Polyclète, de Phidas et de Praxitèle. Parmi les copies des sculptures de Phidias figurent l'Apollon de Cherchell, Demeter et Corée, puissantes sculptures de style parthénonien, la Vénus de Cherchell, qui, malgré ses mutilations; resplendit encore d'un éclat incomparable.
L'intérêt porté par Juba II à la culture ne l'empêcha pas de construire Césarée, de l'embellir et de faire de la capitale de son royaume, l'une des plus belles villes de l'Antiquité.

Kahina : Surnom de la «reine des Aurès» signifiant «la Prophétesse». Kahina de religion juive, régna sur plusieurs tribus de Berbères de l'Aurès, dont la sienne propre, celle des Djarawa, de 685 environ à 704 ou 705. À la fin du VIIe siècle, l'Afrique du Nord voit s'affronter trois forces : les Byzantins d'abord, solidement implantés sur les côtes, avec Carthage surtout et Septem (Ceuta) comme points d'appui ; les Arabes, ensuite, qui arrivent de l'est et tentent de pénétrer en Ifriqiyya (actuelle Tunisie) et, de là, dans tout le Maghreb (Occident) ; les Berbères enfin, habitants des lieux, groupe homogène du point de vue ethnique mais profondément divisé selon qu'ils sont nomades ou sédentaires, agriculteurs ou citadins commerçants, chrétiens ou juifs. Carthage tombe (695) devant Hasan ibn al-Nu'man al-Ghassani, nouveau gouverneur de l'Ifriqiyya. L'empereur Léontios réussit à reprendre la ville, mais seulement pour trois ans. Quant à la Kahina, elle polarise la résistance à l'envahisseur arabe après la mort de Kusayla en 686, qui avait, le premier, tenu tête aux orientaux déferlant sur " le lointain perfide ", selon l'image attribuée au calife Omar. Elle écrase l'armée d'Ibn al-Nu'mân, sur les bords de la Miskiyâna (près de Tébessa) dans le Constantinois et la repousse en Tripolitaine. En 798, Ibn al-Nu'man reporte ses efforts sur Carthage qu'il enlève, mettant les Byzantins en déroute : la maîtrise des mers dans le bassin occidental de la Méditerranée passe aux Arabes. Ibn al-Nu'man fonde Tunis.
Un seul obstacle se dresse encore devant l'avance des Arabes vers l'ouest : la Kahina et le royaume qu'elle a constitué au Maghreb. Âme d'une résistance intransigeante, elle aurait pratiqué la politique désespérée de la terre brûlée, saccageant le pays, détruisant les villes et brûlant les plantations pour en détourner les Arabes et les décourager. Cette politique lui aliène la population sédentaire, tant citadine (grecque et berbère) que campagnarde. Ibn al-Nu'man tire parti de cette situation, réclame et reçoit des renforts armés que le calife 'Abd al-Malik vient de lui envoyer (702) et reprend l'offensive. La bataille eut lieu à Tabarqa. La Kahina y fut vaincue et décapitée au lieu dit depuis Bir al-Kahina (le puits de la Kahina) On a parlé d'elle comme de la Déborah berbère, de la Jeanne d'arc du Maghreb. Les écrivains arabes, eux, ont voulu montrer que Berbères et Arabes se sont vite mis d'accord et que l'union est parfaite; mais la vérité est tout autre. Tandis que, dans l'Algérie occidentale, se reconstituaient de grandes confédérations berbères, les Arabes venus d'Égypte pénétrèrent, dès 647, dans le Maghreb. Mais ce fut seulement en 683 que la grande armée de Sidi 'Oqba en entreprit la conquête. Byzantins et Berbères, souvent alliés, résistèrent de leur mieux. L'histoire a conservé le nom de deux de leurs chefs : Kosayla qui reprit même aux Arabes la citadelle de Kairouan et la Kahina qui défendit l'Aurès. Vainqueurs, les Arabes réussirent à installer leur autorité sur l'ensemble du pays et se constituèrent en caste aristocratique dominante. En outre, ils surent détourner l'ardeur belliqueuse des Berbères en les entraînant à la conquête de l'Espagne. Une vigoureuse campagne de propagande religieuse provoqua l'adhésion des populations à l'islam, mais les conversions ne furent pas toujours très sincères : un texte célèbre d'Ibn Khaldoun n'affirme-t-il pas que les Berbères apostasièrent douze fois ? Il est vrai que, même convertis, ils étaient traités par leurs vainqueurs comme des infidèles : à partir du VIIIe siècle ils furent assujettis aux mêmes impôts que ceux-ci. La voie vers l'Atlantique était ouverte aux Arabes.
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timaghrass



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MessageSujet: Re: de Masinissa a l invasion arabe   Sam 25 Aoû - 14:08

azul
merci elmartillo
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elmartillo



Messages : 133
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MessageSujet: Re: de Masinissa a l invasion arabe   Sam 25 Aoû - 14:14

c est un plaisir de t etre utile Very Happy Very Happy Very Happy
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